Le financement de projets d'infrastructure de transport non maritime par la Chine lui permet d'exercer une influence économique et géopolitique significative sur l’UE, souligne une étude publiée par la commission des transports et du tourisme du Parlement européen, mercredi 13 décembre.
Ce financement se fait notamment au travers de l’initiative chinoise 'Une ceinture, une route' ou par la fourniture de services le long des lignes de transport sans investir dans le réseau central du réseau transeuropéen de transports (RTE-T). Selon l’étude, les risques liés aux investissements de la Chine restent insuffisamment compris. C'est particulièrement vrai pour la coercition économique et les risques liés à la cybersécurité et aux données.
Il est conseillé aux États membres de l'UE de reconnaître officiellement l'infrastructure le long du réseau central RTE-T comme critique et de mener des études pour évaluer la présence d'entreprises chinoises dans le réseau central RTE-T à l'intérieur de leurs frontières et les risques émanant de cette présence.
Si les investissements chinois dans les pays voisins de l'UE continuent de croître et si la Chine contrôle davantage les infrastructures dans ces pays, la position et l'influence de l'UE dans la région pourraient être menacées. L'UE pourrait mieux protéger ses intérêts si elle finançait davantage d'investissements dans les infrastructures de transport dans la région, en particulier dans les pays candidats et les pays candidats potentiels.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/a5s (Anne Damiani)