Le Parlement européen a demandé au Conseil de l'Union européenne, jeudi 14 décembre, d'infliger « immédiatement des mesures restrictives ciblées » à l’encontre des personnes qui entravent la démocratie au Guatemala, en empêchant la prise de pouvoir du président élu, Bernard Arévalo, le 14 janvier 2024.
Les députés citent, de manière non exhaustive, plusieurs hauts responsables du système judiciaire guatémaltèque, comme la Procureure générale du Guatemala, María Consuelo Porras Argueta, qui a récemment considéré l'élection de M. Arévalo comme nulle et non avenue, ou le secrétaire général du ministère public, Angel Arnoldo Pineda Avila. Selon eux, ces personnes « instrumentalisent systématiquement l’appareil judiciaire pour affaiblir l’État de droit et incriminer des personnalités de l’opposition ».
Le PE demande également la libération immédiate et inconditionnelle des juges et des journalistes détenus arbitrairement ainsi que l’abandon de toutes les charges pénales qui pèsent sur elles.
Voir la résolution adoptée à une large majorité (432 voix pour, 9 contre et 39 abstentions) : https://aeur.eu/f/a4w (Mathieu Bion)