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Bulletin Quotidien Europe N° 13282
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POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique/compÉtitivitÉ

L'Italie, l'Allemagne et la France veulent placer l'intelligence artificielle au cœur de la politique industrielle de l'UE

Les ministres chargés de l'Économie ou de la Compétitivité italien, Adolfo Urso, allemand, Robert Habeck, et français, Bruno Le Maire, ont appelé l'Union européenne, lundi 30 octobre, à placer l'intelligence artificielle (IA) au cœur de sa stratégie industrielle.

« Nous sommes entrés dans une nouvelle révolution technologique et nous devons l'aborder avec (...) de nouvelles approches et de nouveaux outils », a déclaré M. Urso, hôte de la réunion trilatérale à Rome, constatant « une unité d'engagement » en matière d'intelligence artificielle entre les trois pays. Pour M. Habeck, la réglementation encadrant l'IA, en cours de négociation aux niveaux européen (EUROPE 13279/18) et international (voir autre nouvelle), doit être « favorable à l'innovation » et « fondée sur les risques ».

M. Le Maire a constaté qu'avec 5 milliards d'euros par an, les investissements privés dans l'IA étaient deux fois moins élevés dans l'UE qu'en Chine et dix fois moins qu'aux États-Unis. Il a estimé nécessaire qu'« avant de penser 'régulation', l'Europe doit d'abord penser 'innovation' ».

Dans leur communiqué conjoint, les ministres soutiennent les « efforts paneuropéens en cours pour créer un consortium dédié à l'IA en Europe afin de développer des technologies de langage et des modèles de fondation à travers un accès facilité aux capacités de calcul, aux espaces de données, aux compétences avancées et aux équipements de test ». Il est « primordial », ajoutent-ils, que la législation de l'UE limite la bureaucratie et réduise les formalités administratives. Et de prôner l'apport du « capital-risque » pour fournir les financements dont les entreprises ont besoin.

M. Le Maire a aussi évoqué la nécessité, à la fois de bâtir « une réciprocité commerciale » avec les grands partenaires économiques de l'UE et de « mettre en place une préférence européenne » en matière d'IA.

En juin, une première réunion ministérielle trilatérale avait été consacrée aux matières premières critiques. La prochaine rencontre aura lieu à Paris en janvier 2024. 

Voir le communiqué conjoint : https://aeur.eu/f/9bo  (Mathieu Bion)

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