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Bulletin Quotidien Europe N° 13240
ACTION EXTÉRIEURE / Gabon

L'UE rejette toute prise du pouvoir par la force au Gabon et invite à la retenue 

« L'UE rejette toute prise de pouvoir par la force au Gabon et invite tous les acteurs à la retenue », a déclaré le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borell, jeudi 31 août, au lendemain du Coup d'État militaire qui a vu nommer président de la transition le général Brice Oligui Nguema, auteur du putsch ois a renversé Ali Bongo, au pouvoir depuis 2009, sitôt connu le résultat des élections le donnant vainqueur à 64,27% des voix.

« Les défis auxquels le Gabon est confronté doivent trouver leur solution en respectant les principes de l'État de droit, de l’ordre constitutionnel et de la démocratie. La paix et la prospérité du pays, ainsi que la stabilité régionale en dépendent », souligne la déclaration qu'il a publiée au nom des Vingt-sept.

« L’UE partage les vives préoccupations sur la façon dont le processus électoral, qui a précédé le coup militaire, a été organisé et s’est déroulé. Mais un dialogue inclusif et substantiel assurant que l’État de droit et les droits de l’homme sont respectés, et non la force, est la manière d'assurer que la volonté, telle qu’exprimée par le peuple gabonais, soit respectée », précise le Haut Représentant.

Cette déclaration mesurée a été publiée pendant la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept, au cours de laquelle de l'inquiétude a été exprimée, sans pour autant que soit envisagée, à ce stade, l'évacuation des ressortissants européens présents au Gabon.

Le coup d'État militaire, qui met fin à plus d'un demi-siècle de règne sans partage de la famille Bongo à la tête du pays, a donné lieu à des scènes de liesse à Libreville et Port-Gentil. Il a été condamné le 30 août par les États-Unis, la France et l'Union africaine. 

Pas d'évacuation des Européens prévue à ce stade. À Tolède, M. Borrell a reconnu devant la presse que le coup d'État avait suivi « un putsch institutionnel » que constituent des élections « volées ». Il a toutefois estimé que « cela ne justifiait pas un coup d’État » et que la situation n'était pas comparable à celle au Niger.

Au lendemain du putsch au Gabon, « la situation est calme. Nous ne voyons pas de risque de violence, de situation qui pourrait conduire à un danger. Il y a environ 10 000 citoyens européens au Gabon, mais aucun pays ne s'est inquiété de leur situation. Pour l'instant, il n'y a pas de projet d'évacuation au Gabon, comme cela a été le cas au Niger ».

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares Bueno, dont le pays assure la Présidence tournante du Conseil de l'UE, a tenu le même langage à la presse : « Il y a une situation politique préoccupante, en termes d'instabilité et de coup d'État, mais il n'y a pas de situation préoccupante pour nos concitoyens ». Et d'ajouter : « Aucun pays ayant une présence diplomatique n'indique (qu'une évacuation) est nécessaire »(Aminata Niang, avec Camille Cerise Gessant)

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