La transition numérique et verte étant au cœur du 'Nouvel Agenda pour les consommateurs 2021-2025', qui guide la politique des consommateurs de l'UE, la Présidence espagnole du Conseil tient à faire le bilan de la mise en œuvre de cet Agenda et avancer sur les dossiers législatifs encore sur la table du Conseil et du Parlement européen pour achever de le concrétiser par les futures législations de l'UE sur la consommation durable.
Le secrétaire d'État espagnol responsable de la Consommatiion et des Jeux d'argent, Rafael Escudero Alday, l'a souligné en introduisant les débats de la réunion ministérielle informelle de Bilbao, qui débutait lundi 24 juillet dans l'après-midi, avec les 27 ministres des États membres (EUROPE 13227/19).
Il a rappelé que la durabilité demeurait une priorité du semestre espagnol à la tête de l'UE et a dit attendre des indications des États membres, non seulement sur les propositions législatives qui permettront de promouvoir « des consommateurs responsables » et actifs dans la transition verte grâce à de nouveaux droits en matière de réparabilité des produits et à une protection accrue contre l'écoblanchiment (greenwashing) des entreprises et l'obsolescence prématurée des produits, mais aussi de poser d'ores et déjà des jalons pour l'après-2025.
« Après l'expérience acquise au fil des années, nous voulons faire une évaluation générale de l'application du nouvel Agenda des consommateurs», a déclaré M. Escudero Alday. Il a demandé aux ministres, d'une part, quels aspects ils considèrent comme ayant bien fonctionné, ceux qui devraient être améliorés, développés ou même retouchés dans les deux années à venir, et, d'autre part, leur contribution à « une évaluation et un débat à plus long terme, en réfléchissant aux possibles domaines d'action prioritaires après 2025 ».
Selon lui, « une identification précoce des axes sur lesquels agir de manière coordonnée est extrêmement utile pour relever les défis concernant les consommateurs européens ».
Sur les 22 actions de l'Agenda adopté fin 2020, beaucoup a déjà été fait pour améliorer la sécurité générale des produits, pour garantir le même niveau de sécurité des consommateurs en ligne et hors ligne ainsi que pour prévenir le surendettement des consommateurs vulnérables à l'ère numérique.
M. Escudero Alday a aussi cité les mesures prises « pour protéger les consommateurs contre la hausse des prix de l'énergie et du panier alimentaire de base ».
Soulignant l'importance du droit à la réparation des produits et « la possibilité de l'améliorer pour les consommateurs » (EUROPE 13225/12), le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a estimé, quant à lui, qu'il sera « « très intéressant d'entendre les meilleures pratiques des États membres ».
Par ailleurs, il a indiqué qu'il allait informer les ministres du « dialogue qui a débuté avec certains pays tiers, comme les États-Unis », en matière de protection financière des consommateurs à l'ère numérique. Et de citer le Bureau américain de la protection financière des consommateurs (US CFPB), avec lequel il vient de lancer un dialogue transatlantique informel (EUROPE 13227/12). (Aminata Niang)