Le Conseil de l'Union européenne a adopté, jeudi 20 juillet, des mesures restrictives à l’encontre de 18 personnes et 5 entités dans le cadre du régime de sanctions globales de l'UE en matière de droits de l'homme, en raison de leur responsabilité dans de graves violations des droits de l'homme en Afghanistan, au Sud-Soudan, en République centrafricaine, en Ukraine et en Russie.
L’UE a imposé des mesures restrictives à l'encontre de 12 autres personnes et de 5 entités responsables de graves violations des droits de l'homme en Russie. Ces mesures visent ceux qui, selon le Conseil, ont « abusé de la technologie de reconnaissance faciale pour procéder à des arrestations arbitraires massives » en Russie et « les décisions motivées par des considérations politiques » à l'encontre des opposants politiques Alexeï Navalny et Vladimir Kara-Murza.
Il s’agit notamment de deux services de la ville de Moscou, de trois sociétés produisant ou organisant des appels d'offres pour la fourniture de systèmes de reconnaissance faciale, mais aussi un ministre du gouvernement de la ville, une adjointe au maire de la capitale, des personnes responsables de la gestion de la colonie pénitentiaire où Alexeï Navalny est détenu et un agent du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) personnellement impliqué dans une tentative d'assassinat de Vladimir Kara-Murza.
Le Conseil a également inscrit 6 personnes jugées responsables de violences sexuelles et sexistes. Il s'agit, entre autres, des ministres talibans de l'Éducation et de la Justice et du président taliban de la Cour suprême d'Afghanistan pour leur rôle dans la privation des filles et des femmes afghanes de leur droit à l'éducation, à l'accès à la justice et à l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes.
Un officier supérieur des forces armées du Sud-Soudan, un responsable du Front populaire pour la renaissance de la République centrafricaine et un commandant de la 30e brigade de fusiliers motorisés des forces armées russes sont également sanctionnés pour avoir commis des attaques généralisées contre la population civile, y compris des violences sexuelles et sexistes.
Avec ces nouvelles mesures, 61 personnes et 20 entités sont sanctionnées dans le cadre du régime des sanctions globales en matière de droits de l'homme.
Voir l’acte juridique : https://aeur.eu/f/878 (Camille-Cerise Gessant)