Le lobbying s'intensifie en amont du vote de la commission de l'environnement (ENVI) du Parlement européen sur la proposition de règlement de l'UE sur la restauration de la nature (EUROPE 13197/7), prévu le 15 juin.
Pour des raisons commerciales, plus de 60 des plus grandes entreprises européennes des secteurs de la consommation, de la finance et de l'énergie, dont Nestlé, Unilever et IKEA, ont appelé, lundi 12 juin, à sauver cette proposition en difficulté.
Nestlé, Danone, Bel, Rémy Cointreau et SPAR font partie des 58 entreprises qui ont cosigné une déclaration « appelant à l'adoption urgente d'une loi européenne ambitieuse et juridiquement contraignante sur la restauration de la nature afin de ramener la nature en Europe », arguant que « nous sommes tous actionnaires de la nature ».
Une autre coalition de 29 entreprises, dont Unilever et IKEA, a signé une lettre ouverte avertissant que « les entreprises et les institutions financières dépendent de la nature et ont un rôle vital à jouer dans la conservation et la restauration de la nature et dans la transition vers une économie favorable à la nature. L'action à l'échelle et à la vitesse nécessaires ne peut avoir lieu que si elle est soutenue par des politiques et des réglementations environnementales ambitieuses qui transforment nos systèmes économiques, fiscaux et législatifs ».
La droite au Parlement européen, comme les commissions de l'agriculture et de la pêche, s'oppose au texte, invoquant une charge trop lourde pour les agriculteurs, les pêcheurs ainsi qu'une menace sur la sécurité alimentaire et les intérêts stratégiques de l'UE (EUROPE 13196/8). (Aminata Niang)