À l'entame de la réunion ministérielle du G20 'Développement' en Inde (Varanasi, 11 et 12 juin), la commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, a plaidé pour un réengagement des 20 économies les plus riches en faveur des objectifs du développement durable (ODD) des Nations Unies, assurant que l'UE prendra sa part.
Cette réunion du G20 est consacrée aux nombreux défis du développement aggravés par le ralentissement économique, le surendettement, l'impact du changement climatique, la pollution et la perte de biodiversité, l'augmentation de la pauvreté et des inégalités, l'insécurité alimentaire et énergétique et les conflits. Elle doit être l'occasion de convenir collectivement des mesures à prendre pour accélérer la réalisation des ODD et favoriser les synergies entre les programmes relatifs au développement, à l'environnement et au climat, tout en évitant les compromis coûteux qui freinent les progrès des pays en développement, selon la Présidence indienne du G20.
« J'ai demandé aux ministres du G20 de se réengager politiquement et financièrement », a indiqué la commissaire sur son compte Twitter.
Chantre d'« un multilatéralisme revigoré et plus inclusif pour remettre les ODD sur les rails », elle a insisté sur la nécessité d'une action collective pour accélérer les progrès vers les ODD, tout en tenant compte des droits de l'homme » et a salué le nouveau plan d'action 2023 du G20 pour l'accélération des progrès.
L'UE présentera le premier examen volontaire de ses efforts de mise en œuvre lors du Forum de haut niveau des Nations Unies, en juillet (EUROPE 13189/11).
Insistant sur le fait que « l'aide au développement à elle seule ne suffit pas », elle a indiqué que la stratégie d'investissement de l'UE 'Global Gateway', dotée de 300 milliards d'euros jusqu'en 2027 pour soutenir de grands projets d'infrastructures dans les pays émergents et en développement, « vise à aider les partenaires à atteindre les ODD et à mettre en œuvre la double transition », numérique et verte, en mobilisant des fonds privés pour compléter ceux de l'UE, ses États membres et ses institutions financières. (Aminata Niang)