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Bulletin Quotidien Europe N° 13199
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ACTION EXTÉRIEURE / BrÉsil

Luiz Inácio Lula da Silva affiche ses réticences sur l'instrument additionnel à l'accord UE/Mercosur

La tournée en Amérique latine de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a démarré au Brésil, où elle a rencontré le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, lundi 12 juin. Les deux dirigeants ont pu aborder le sujet de l'accord commercial UE/Mercosur actuellement en discussion entre les deux blocs. « Nous sommes enfin proches de la ligne d'arrivée. Il est temps de la franchir, car les bénéfices sont clairs », a insisté Mme von der Leyen dans un discours à la Confédération brésilienne de l'industrie (CNI).

 La balle est pour l'instant dans le camp des pays du Mercosur, qui doivent soumettre une contre-proposition à l'UE concernant l'instrument additionnel à l'accord précisant les obligations en matière d'environnement et de développement durable (EUROPE 13148/21). 

Le président brésilien s'est toutefois montré moins affirmatif sur le sujet, lundi 12 juin. « J'ai exprimé à Mme von der Leyen les inquiétudes du Brésil concernant l'instrument additionnel. Il augmente les obligations du Brésil et le rend sujet à des sanctions. Un partenariat doit se baser sur une confiance mutuelle, non sur la méfiance et les sanctions », a-t-il indiqué devant la presse. Il a également ajouté que certaines législations européennes récemment adoptées avaient un effet extraterritorial et changeaient l'équilibre de l'accord. 

 Mme von der Leyen a tenté de rappeler les nombreux bénéfices de l'accord de libre-échange, selon elle. Et d'ajouter à l'adresse de son interlocuteur brésilien : « Nous attendons avec impatience votre réponse à notre protocole additionnel pour voir où nous pouvons l'améliorer, où nous devons faire un pas l'un vers l'autre et pouvoir conclure l'accord d'ici la fin de l'année ».

En plus du Brésil, la Commission doit également encore convaincre plusieurs États membres comme la France ou l'Autriche (EUROPE 13146/11). L'Assemblée nationale française débattra et votera les 13 et 14 juin une résolution se prononçant contre l'accord actuel. Les auteurs de la résolution réclament notamment une clause suspensive de l'accord en cas de non-respect de l'Accord de Paris par un des pays du Mercosur. 

Quant aux États membres favorables à l'accord, ils sont encouragés par le représentant du patronat dans l'UE, BusinessEurope, et la CNI brésilienne, qui ont publié une déclaration commune pour rappeler leur soutien à l'accord, lundi 12 juin.

Ils y appellent les dirigeants de l'UE et du Mercosur à saisir l'occasion pour avancer dans les discussions. Pour ces deux représentants, les négociateurs doivent également « faire preuve de flexibilité pour atteindre un accord équilibré dans un moment délicat, et qui soit bénéfique pour les deux parties ». 

Partenariat sur les matières premières critiques

D'autre part, les deux présidents - Ursula von der Leyen et Luiz Inácio Lula da Silva - ont annoncé lancer un partenariat stratégique entre l'UE et le Brésil sur les matières premières critiques. « Cela aidera à répondre à la demande croissante et à créer des emplois de qualité ici au Brésil », selon Mme von der Leyen. (Léa Marchal)

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