Lors du volet dédié au sport du Conseil ‘Éducation, jeunesse, culture et sport’ (EJCS) de lundi 15 mai, la Lituanie a souhaité aborder la question de la protection des athlètes ukrainiens pendant les évènements sportifs se tenant dans l’Union européenne. Dans le viseur de la délégation : l’éventuelle exclusion des sportifs russes, y compris des Jeux olympiques de Paris en 2024.
« Beaucoup de ces athlètes représentent des clubs sportifs militaires russes », a martelé le vice-ministre du Sport, Linas Obcarskas, invitant ses homologues européens à envoyer un message clair : « Ces athlètes et leur personnel ne sont pas les bienvenus dans les manifestations sportives internationales organisées dans l'UE ».
Présent lors du débat, le vice-ministre de la Jeunesse et des Sports de l’Ukraine, Andriy Chesnokov, a critiqué la décision du Comité olympique international (CIO) de laisser des athlètes russes et biélorusses participer à des compétitions sportives internationales à condition de le faire sous une bannière neutre.
Le CIO n’a toutefois pas encore tranché sur leur participation aux JO de 2024. « Nous n’accepterons pas que des sportifs proches de l’armée russe ou biélorusse participent », a déclaré Amélie Oudéa-Castéra, ministre française des Sports, « et nous incitons le CIO à aller plus loin dans ses recommandations sur la neutralité pour en assurer la viabilité ».
En effet, le 4 mai dernier, 36 pays ont signé une déclaration demandant au CIO d’assurer que ses recommandations sur la neutralité soient mises en œuvre de manière efficace et que des évènements sportifs ne puissent pas être instrumentalisés pour défendre la guerre d’agression russe (https://aeur.eu/f/6w2 ).
Les seuls États membres de l’UE à ne pas s’être joints à l’appel sont la Hongrie, Malte et la Roumanie. Ainsi, pendant la discussion au Conseil, la Hongrie a défendu que le « sport doit être ouvert à tous » et qu’il peut « ouvrir la voie au dialogue ». (Hélène Seynaeve)