Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil de l’UE ont conclu, mardi 7 mars au soir, un accord sur l'Année européenne des compétences, qui promouvra le développement et la compétitivité de la main-d'œuvre de l'UE.
Cette période, qui s'étendra du 9 mai 2023 au 8 mai 2024, visera à encourager les talents, à améliorer les qualifications et à permettre d'acquérir de nouvelles compétences.
« Cela contribuera à la création d'emplois de qualité, à combler les lacunes et les inadéquations de compétences dans l'UE et à donner à la main-d'œuvre les moyens de réaliser le plein potentiel des transitions numérique et verte », a expliqué le PE dans un communiqué.
« Il s’agira d’établir une coopération et un dialogue plus étroits avec les partenaires sociaux au niveau des entreprises, les entités de la société civile et les prestataires de services sociaux à but non lucratif pour faire mieux correspondre les compétences nécessaires ».
Un accent sera mis sur l’intégration de davantage de personnes sur le marché du travail, en particulier les femmes, les jeunes, les personnes handicapées, les personnes issues de milieux défavorisés et les personnes déplacées, y compris les réfugiés d'Ukraine. « Le PE a réussi à introduire explicitement une référence au fait que l'année durera 12 mois et c'est un succès », s’est par ailleurs réjoui, dans un communiqué, le rapporteur chypriote Loucas Fourlas (PPE).
La Commission a rappelé dans un communiqué l’ensemble des initiatives qu’elle compte adopter cette année, entre un paquet à venir prochainement sur l'éducation et les compétences numériques, une mise à jour du cadre européen de qualité pour les stages, un nouveau cadre de mobilité à des fins d'apprentissage ou encore une initiative visant à améliorer la reconnaissance des qualifications des ressortissants de pays tiers afin d'attirer des travailleurs possédant les compétences requises. (Solenn Paulic)