Les ministres des Transports des États membres de l'UE ont échangé, lundi 27 février, dans le cadre d’une réunion informelle qui se poursuivra mardi 28 février à Stockholm, sur l’avenir du secteur des transports (EUROPE 13129/14), dans un contexte de guerre d’invasion menée par la Russie en Ukraine, de crise énergétique et de transition du secteur.
À l’occasion d’une session menée avec leurs homologues chargés de l’énergie (voir autre nouvelle), les ministres des Transports ont ainsi fait le point sur la question des politiques de l'énergie et des transports pour une transition accélérée du secteur des transports au-delà de 2030.
« Il y a un besoin de renforcer l’industrie et la compétitivité et les discussions ont souligné l’importance de mettre en œuvre un plan sur du long terme. La transition doit être faite dans le secteur de l’énergie et dans celui des transports. Il faut parvenir à rendre le marché prédictible, tout en donnant la possibilité aux États membres de travailler sur la question », a commenté Andreas Carlson.
« L’énergie et les transports sont interconnectés ; c’est le moment de parler ensemble. Nous devons décarboner, mais il faut des alternatives pour cela. La Commission n’a pas de préférence quant à l’énergie utilisée, c’est au marché de décider », a ajouté la commissaire chargée des Transports, Adina Vălean, insistant par ailleurs sur le besoin accru d’investissements pour l’électrification des transports.
Sur ce point, plusieurs États membres, à l’image de l’Allemagne, ont fait part de leurs craintes quant à des obligations d’électrification trop rapide, qui pourraient poser des problèmes d’approvisionnement. Les discussions se poursuivront entre les États membres sur la question de pouvoir aussi recourir à des combustibles fossiles qui respectent les objectifs climatiques de l'UE, comme le E-Fuel.
Enfin, les ministres des Transports ont à nouveau réitéré leur volonté de jouer un rôle majeur dans la reconstruction de l’Ukraine et des infrastructures. « Nous sommes ensemble sur cette question et nous sommes prêts à travailler », a commenté M. Carlson. (Thomas Mangin)