login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13110
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Une majorité des ministres de l’UE s’opposent à une interdiction du transport d’animaux vivants

Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE se sont majoritairement opposés, lundi 30 janvier à Bruxelles, à une interdiction du transport d’animaux d'élevage sur de longues distances ou vers les pays tiers.

Toutefois, les ministres de plusieurs pays (Espagne, France, Portugal) ont demandé de développer des solutions alternatives, comme le transport de viandes ou de produits génétiques. 

Le Portugal, soutenu par plusieurs pays (Chypre, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Espagne), a présenté un document prônant une révision des règles de l’UE sur le bien-être animal, mais pas une interdiction du transport des animaux vivants vers les pays tiers (EUROPE 13103/4).

La ministre portugaise, Maria do Céu Antunes, a estimé que le transport d'animaux était fondamental, « si nous voulons que notre système de production agricole fonctionne bien ». 

Le Portugal, l’Espagne et la France, notamment, ont soutenu le développement des alternatives au transport des animaux vivants, tel que le transport de viandes ou des produits et matériels génétiques, « lorsque cela est possible », a précisé Marc Fesneau, le ministre français.

Cependant, la France n’est pas favorable aux propositions formulées notamment par les Pays-Bas, le Danemark et le Luxembourg « en faveur d’une interdiction pure et simple des transports d’animaux destinés aux pays tiers ». Une telle mesure bouleverserait la chaîne de production, ont dit la France et l’Espagne, notamment.

Plusieurs ministres ont également protesté contre une interdiction du transport d’animaux vivants, dont ceux d’Irlande, de Roumanie, de Croatie, de République tchèque, de Pologne, de Lettonie ou encore d’Estonie.

Cem Özdemir, le ministre allemand, a de « grandes attentes » au sujet des futures propositions de la Commission. Il a demandé d’appliquer les recommandations les plus récentes de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), y compris s’agissant des températures maximales et minimales de transport des animaux et des durées du transport. La révision de ces règles fait partie de la stratégie 'de la ferme à la table' de l’UE et du 'Pacte vert européen', a-t-il insisté.

« Ne rien faire n’est pas une option ! ». La commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a déclaré, de son côté, que si « la science et l'expérience nous indiquent que certaines pratiques de transport sont préjudiciables au bien-être des animaux, nous devons envisager des moyens d'ajuster ces pratiques. Ne rien faire n'est pas une option ». La Commission présentera des propositions en 2023 visant à revoir la législation de l’UE en matière de bien-être animal.

En attendant, la commissaire a salué le soutien des États membres au sujet du travail en cours sur les actes d’exécution qui « améliorent plusieurs mesures de contrôle du bien-être animal sur les navires de transport du bétail quittant l'UE, y compris la présence d'un vétérinaire à bord du premier voyage ». Cette législation sera bientôt adoptée.

Lien vers le document du Portugal : https://aeur.eu/f/54i  (Lionel Changeur)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
Invasion Russe de l'Ukraine
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
INSTITUTIONNEL
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES