Le ministre des Affaires étrangères estonien, Urmas Reinsalu, a appelé les Occidentaux, lundi 30 janvier, à dépenser l’équivalent de 1% de leur PIB dans le soutien à l’Ukraine.
L’Estonie a annoncé, le 20 janvier, qu’elle allait augmenter son soutien militaire à l'Ukraine pour atteindre un peu plus d’un pour cent de son PIB, soit 370 millions d’euros.
« Nous avons mis en place un nouveau paquet d'aide militaire pour l'Ukraine, 1% de notre PIB que nous avons livré et que nous livrons maintenant à l'Ukraine. C'est et ce sera notre appel à tous nos amis pour qu'ils suivent la même voie, la guerre est très coûteuse d'un point de vue militaire », a-t-il souligné lors d’une conférence du PPE à Tallinn.
Alors que le coût des interventions américaines post 11 septembre, notamment en Irak et en Afghanistan, auraient atteint 8 trillions de dollars, le ministre a rappelé que l’aide à l’Ukraine - pourtant en guerre - s’élevait à des dizaines de milliards seulement. « Les efforts loin d'être suffisants », a-t-il regretté.
Selon M. Reinsalu, il faut « changer le paradigme du soutien militaire à l'Ukraine », passer de livrer ce qu’il faut pour que l’Ukraine ne perde pas la guerre à ce qu’il est nécessaire pour qu’elle la gagne. « Cela devrait être l'objectif de notre investissement paradigmatique », a-t-il expliqué, rappelant que les Occidentaux, en aidant l’Ukraine, investissaient dans leur propre sécurité.
Au-delà de l’aide militaire, le ministre a appelé à des sanctions supplémentaires contre la Russie, estimant que, malgré les neuf paquets déjà adoptés, il fallait admettre que « nous n'avons pas encore atteint l'objectif que nous nous sommes fixé ». Il a ajouté qu’il ne fallait pas créer de nouvelles dérogations, regrettant celles convenues dans le cadre du 9e paquet (EUROPE 13085/1).
M. Reinsalu a également appelé à la révision du prix plafond pour le pétrole russe. (Camille-Cerise Gessant)