L’ambassadeur de l’UE au Monténégro, Oana Cristina Popa, a fait part, mercredi 2 novembre, des préoccupations de l’UE concernant le vote du Parlement monténégrin de la veille, qui modifie les prérogatives du président sur la nomination d’un Premier ministre. Cette nouvelle loi serait contraire à la Constitution.
« Tous les actes législatifs doivent être conformes à la Constitution. La question est particulièrement sensible en l'absence d'une cour constitutionnelle efficace », a souligné l’ambassadeur.
Le Parlement a échoué à plusieurs reprises à nommer le nombre requis de juges pour assurer le bon fonctionnement de cette cour. L’ambassadeur a ainsi appelé à la nomination « de toute urgence » des membres de la cour constitutionnelle.
Mme Popa a également demandé à tous les acteurs politiques de rechercher un apaisement rapide et à convenir d'une solution à l'impasse politique actuelle.
Le rapport de la Commission du 12 octobre souligne les inquiétudes de l’UE sur les questions de l'État de droit et sur l'absence de dialogue politique (EUROPE 13041/13). (Camille-Cerise Gessant)