La Conférence des Régions périphériques maritimes (CRPM) a envisagé, dans une étude de réflexion publiée en octobre, les futurs possibles pour la politique de cohésion après 2027, allant du plus utopique au plus dystopique.
En effet, alors que les fonds de cohésion ont été régulièrement sollicités pour faire face à une succession de crises, des voix, dont celle du CRPM, se sont élevées pour défendre les objectifs à long terme et la nature de la politique de cohésion. L’étude s’inscrit dans ces revendications : s’inspirant de titres de films populaires, elle imagine cinq scénarios ; celui dans lequel la politique de cohésion devient « entièrement centralisée et renationalisée » est comparé au naufrage du Titanic.
La vie est belle. Dans ce scénario, les États membres soutiennent une enveloppe plus importante pour la cohésion. Malgré une réserve de flexibilité, la politique de cohésion suit des objectifs de long terme et est simplifiée.
Matrix. Ici, les fonds structurels et les autres instruments d'investissement importants sont fusionnés en un seul fonds territorial. Les programmes traditionnels sont remplacés par des stratégies territoriales englobant à la fois des fonds européens et nationaux. De nouvelles catégories de régions sont créées pour permettre une approche ciblée des défis spécifiques.
Frozen. Malgré les débats, la politique de cohésion reste identique : toutes les régions, groupées en trois catégories, restent éligibles, le principe de partenariat demeure essentiel et la politique de cohésion continue de viser des objectifs de long terme tout en contribuant aux priorités les plus urgentes de l’UE.
Chérie, j'ai rétréci les gosses. Le budget de la cohésion est significativement réduit, seules les régions les moins développées sont éligibles et la gestion des fonds est largement confiée aux gouvernements nationaux.
Titanic. La politique de cohésion devient entièrement nationalisée et centralisée : l’allocation est basée sur des données nationales, l’implication des autorités locales est laissée à la discrétion des États membres et les priorités d’investissement sont entièrement alignées sur les objectifs stratégiques de l’UE.
Pour lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/3vw (Hélène Seynaeve)