La commission de l’agriculture du Parlement européen a adopté, le 25 octobre, son avis sur les ‘cycles durables du carbone’.
L'avis, préparé par Martin Hlaváček (Renew Europe, tchèque), a été entériné avec 36 voix pour, 10 contre et une abstention.
Tous les amendements de compromis ont été adoptés.
Les eurodéputés des groupes Verts/ALE et La Gauche ont voté contre cet avis. Benoît Biteau (Verts/ALE, français) a critiqué « la marchandisation du réchauffement climatique », soulignant que l’état actuel des connaissances ne permettait pas de « savoir exactement combien de tonnes de carbone sont gardées dans les sols et pendant combien de temps ».
Selon l’avis de la commission du PE, le carbon farming est défini comme une « option de modèle économique qui peut fournir des sources de revenus nouvelles et complémentaires » pour récompenser des efforts en termes d’absorption du carbone et de réduction des émissions. Cette rémunération dépendra en fin de compte plutôt du marché que des fonds publics, selon l’avis.
Une liste non exhaustive de bonnes pratiques à récompenser est prévue dans l'avis (agriculture de conservation, semis direct, cultures dérobées, rétablissement des prairies permanentes, restauration des tourbières).
Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont salué les grands principes contenus dans l’avis : « une approche fondée sur le marché, le caractère volontaire du carbon farming et le financement par des fonds autres que ceux de la politique agricole commune (PAC) ».
La commission de l’environnement du PE, compétente au fond, devrait voter son rapport après la présentation de la proposition de la Commission européenne, attendue le 30 novembre, sur la 'certification des absorptions de carbone' (Carbon removal certification). (Lionel Changeur)