La Fondation Franz Weber (FFW) a déploré, mardi 8 mars, la confirmation, deux jours plus tôt, de la vente par le gouvernement namibien de 22 éléphants sauvages destinés à un zoo des Émirats arabes unis, au mépris de la Convention CITES, selon l'ONG.
Alors qu'est en cours une réunion du comité permanent de la CITES (7-11 mars, à Lyon, France), qui doit examiner le 9 mars la légalité de cette décision, la FFW appelle toutes les parties à la Convention à rejeter la justification de la Namibie, pour qui ces exportations font office « d'intervention dans les cas croissants de conflits entre l'homme et la faune sauvage ».
Techniquement, la Namibie n'est autorisée à exporter des éléphants vivants que vers des programmes de conservation in situ (c'est-à-dire dans l'aire de répartition naturelle de l'espèce en Afrique), souligne l'ONG.
« En 2019, une majorité de membres de la CITES ont interdit le commerce international d'éléphants vivants, capturés à l'état sauvage et destinés à être utilisés en captivité, y compris l'UE, qui est à la tête d'un mouvement mondial de protection et de préservation de la biodiversité internationale. Cette exportation barbare d'éléphants vivants devrait être condamnée par les décideurs politiques à Bruxelles, Paris, Berlin et bien au-delà », commente la présidente de la FFW, Vera Weber, dans un communiqué.
La FFW avait déjà interpellé l'UE à ce sujet en septembre 2021 (EUROPE 12798/13). (Aminata Niang)