Les ambassadeurs permanents des États membres auprès de l’UE (Coreper) discuteront, mardi 15 février, dans le cadre du Comité politique et de sécurité (COPS), de l’exercice de simulation de cyberattaque de grande ampleur mené depuis le 8 janvier 2022.
Pour rappel, cet exercice met en scène deux États membres directement touchés par une cyberattaque et dont certains de leurs opérateurs critiques sont atteints. D’autres États membres, qui ne sont pas directement impactés, connaissent en revanche des répercussions socioéconomiques importantes (EUROPE 12880/9).
Les États membres de l’UE s’étaient déjà penchés sur le sujet vendredi 11 février, dans le cadre du groupe horizontal ‘Questions liées au cyberespace’ (HWPCI).
À cette occasion, les États membres avaient dû faire part, lors du HWPCI, de leurs évaluations respectives quant à l’évolution de la situation, tout en jugeant les contributions apportées par le réseau ‘Cyber Crisis Liaison Organisation Network’ (‘CyCLONe’) et le dispositif intégré de l'UE pour une réaction au niveau politique dans les situations de crise (IPCR).
En outre, les États membres avaient également fait le point sur les différentes options présentées par le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) et discuté de la possibilité de recourir à certaines des mesures de la boite à outils cyberdiplomatique (EUROPE 11811/27).
Les ambassadeurs permanents des États membres, pour leur part, tâcheront, mardi 15 février, d’expliquer les raisons qui les ont poussés à préférer certaines de ces mesures à d'autres.
La dernière étape de cet exercice de simulation, qui prévoit une augmentation progressive du niveau de gravité, aura lieu le 21 février prochain. Un rapport global sera rédigé au cours du mois de mars.
Voir le document : https://aeur.eu/f/bv (Thomas Mangin)