France Industrie et la Bundesverband der Deutschen Industrie ont formulé une série de six recommandations communes pour que la législation européenne sur les semi-conducteurs, présentée par la Commission européenne mardi 8 février, soit couronnée de succès.
Dans cette lettre adressée la semaine dernière au cabinet du commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, vue par EUROPE lundi 7 février, l’industrie rappelle l’importance cardinale des semi-conducteurs dans tous les secteurs d’activité et combien les puces électroniques sont essentielles pour réduire les émissions de CO2 et permettre à l'UE d'atteindre ses objectifs climatiques.
Les deux organisations appellent ainsi à six mesures. Tout d’abord, les deux associations mettent l'accent sur la nécessité d’une stratégie européenne « holistique » sur ces composants électroniques, « tout en évitant une économie planifiée sur les semi-conducteurs ».
Il faut ainsi s’attaquer à la question en prenant « l’ensemble » de la chaîne de valeur des semi-conducteurs, et non se concentrer sur une partie, plaident-elles. Pour ce faire, il est nécessaire de reconnaître l’importance des semi-conducteurs « de toute nature et de toutes tailles » et investir dans l’ensemble du cycle de vie des semi-conducteurs, toujours dans le but d’améliorer la compétitivité de l’industrie européenne, martèlent-elles.
En sus, elles appellent à : - investir dans les lignes de production déjà existantes, notamment en utilisant des aides d’État ciblées ; - répondre au manque de compétences en Europe en attirant et formant des spécialistes des semi-conducteurs en nombre ; - assurer une coopération internationale « sans provoquer une course aux subventions ».
Les deux associations ont été, semble-t-il, entendues par la Commission européenne, à en croire la communication de ce jour, dans laquelle figurent la plupart de leurs demandes (voir autre nouvelle : EUROPE 12885/1). (Pascal Hansens)