Sandra Svetoka, du Centre d’excellence de communications stratégiques de l’OTAN, a plaidé, mardi 1er février, pour un régime de sanctions au sein de l’UE contre la désinformation.
Rappelant que l’UE avait un régime de sanctions en cas de cyberattaques, Mme Svetoka a estimé qu’« un régime de sanctions peut être développé dans le cadre des attaques informationnelles ».
« Pour la Russie, les deux sont parfois les deux faces d’une même médaille : des actions de piratage et tout un travail de sape, de désinformation. Faire face à la guerre de la désinformation par des sanctions serait une option », a-t-elle expliqué à la commission sur l’ingérence étrangère dans l’ensemble des processus démocratiques de l’UE, y compris la désinformation, du Parlement européen.
L’experte du Centre d’excellence a également appelé au renforcement de la résilience de toute la société. En effet, selon elle, les attaques russes ne ciblent pas uniquement les infrastructures militaires et les systèmes gouvernementaux, mais « ont dans leur ligne de mire l’ensemble de la société ». Il faut donc une « approche holistique que l’on doit mettre en place au niveau de la société, ne pas renforcer que les institutions gouvernementales et militaires, mais aussi la société civile, les organisations non gouvernementales », a-t-elle expliqué.
De son côté, le directeur du Centre d’excellence, Jānis Sārts, a mis en avant la coopération avec les institutions de l’UE. Selon lui, cette coopération « constitue un instrument très important pour la promotion de la lutte contre la désinformation ». « Nous estimons qu’il est très important que, dans nos sociétés, chacun joue un rôle pour améliorer la résilience et lutter contre la désinformation », a-t-il ajouté.
La coopération dans la lutte contre la désinformation et les cyberattaques font partie des actions citées dans la déclaration conjointe entre l’UE et l’Alliance atlantique. (Camille-Cerise Gessant)