L’UE, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie ont déploré, le 31 décembre, les décisions de deux tribunaux russes de fermer 'Memorial international' et le Centre des droits humains Memorial (EUROPE 12856/20).
« L'affirmation des autorités russes selon laquelle le travail pacifique et fondé sur des principes du Centre Memorial ‘justifie l'extrémisme et le terrorisme’ ne peut être acceptée », ont-ils souligné dans une déclaration commune.
Selon l’UE et ces pays, la « décision inadmissible de réduire Memorial au silence » fait suite à de nombreux mois de répression croissante et systématique en Russie contre les défenseurs des droits de l'homme, les médias et les journalistes indépendants, les membres de l'opposition politique et les voix critiques ainsi que les minorités religieuses et autres groupes marginalisés. « Cette situation nuit davantage à la réputation internationale de la Russie », ont-ils prévenu, appelant celle-ci à respecter ses obligations et engagements internationaux en matière de droits de l'homme.
Les Occidentaux ont aussi, une nouvelle fois, condamné la législation russe sur les ‘agents étrangers’, « qui réduit encore au silence les voix indépendantes et l'espace de la société civile ». « Le peuple de Russie, comme tous les peuples du monde, a le droit à la liberté d'expression et d'association, y compris pour défendre ses droits de l'homme et ses libertés fondamentales », ont-ils rappelé.
Voir la déclaration : https://bit.ly/3mQihBe (Camille-Cerise Gessant)