Le Conseil de l’UE a ajouté, lundi 12 avril, huit responsables de la sécurité et trois prisons à la liste des personnes et entités jugées responsables de graves violations des droits de l’homme en Iran. Selon le Conseil, ils ont joué un rôle dans la réponse violente aux manifestations de novembre 2019.
Hossein Salami, commandant en chef du corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), Gholamreza Soleilmani, chef de l’organisation Basij de l’IRGC, organisation qui a recouru à la force létale pour réprimer les manifestations de novembre 2019 en Iran, Hassan Karami, le commandant des unités spéciales des forces de police iranienne et Mohammad Pakpour, commandant en chef des forces terrestres de l’IRGC font ainsi l’objet de sanctions.
Sont aussi concernés : le commandant en chef des forces de police iranienne, Hossein Ashtari, l’ancien directeur de la prison d’Evin, Gholamreza Ziaei, le commandant de l’IRGC au Khuzestan, Hassan Shahvarpour, et la gouverneur de Shahr-e Qods et chef du conseil de sécurité municipal, Leyla Vaseghi.
Les prisons d’Evin, de Fashafouyeh et de Rajaee Shahr sont également soumises à des mesures restrictives.
Au total, 89 personnes et quatre entités sont sanctionnées pour leur rôle dans de graves violations des droits de l’homme. Ces mesures, mises en place en 2011 et prorogées depuis lors sur une base annuelle, ont été prolongées, lundi 12 avril, jusqu’au 13 avril 2022.
Elles portent sur une interdiction de voyager et un gel des avoirs, et une interdiction d’exporter vers l’Iran des équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne et des équipements de surveillance des télécommunications. Il est également interdit aux citoyens et aux entreprises de l’UE de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités figurant sur la liste. (Camille-Cerise Gessant)