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Bulletin Quotidien Europe N° 12687
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / Commerce

L'UE se prépare à bloquer les doses de vaccins anti-Covid-19 d'AstraZeneca produites dans l'UE

Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a déclaré que l'Union européenne s'assurerait que les vaccins contre la Covid-19 produits par AstraZeneca dans l'UE restent sur le territoire de l'Union jusqu'à ce que l'entreprise remplisse ses obligations de livraison, vendredi 26 mars. 

« Nous avons les outils et nous allons nous assurer que tout reste en Europe jusqu'à ce que l'entreprise revienne à ses engagements », a-t-il affirmé lors d'une visite de l'usine de production de vaccins de Reig Jofre en Espagne. 

Cette déclaration coïncide avec l'entrée en vigueur, le même jour et pour six semaines, de la version révisée du mécanisme d'autorisation des exportations de vaccins anti-Covid-19.

Les chefs d'État ou de gouvernement ont « souligné l'importance de la transparence et de l'utilisation des autorisations d'exportation », dans leur déclaration adoptée à l'issue du Conseil européen du 25 mars (EUROPE 12686/1).

Le nouveau mécanisme permet de bloquer des exportations, en prenant en considération plusieurs facteurs (EUROPE 12685/7). Le fait qu'AstraZeneca ne remplit pas son contrat fournit une première raison de bloquer l'exportation. Mais l'évaluation de la demande d'autorisation se fait au cas par cas et d'autres éléments externes au contrat entrent également en jeu.

Il est donc difficile d'affirmer que toute exportation d'AstraZeneca sera bloquée. Néanmoins, une source européenne a indiqué à EUROPE que « le mécanisme porte déjà ses fruits, car AstraZeneca ne soumet pas de demande d'exportation de volumes importants, car ils savent qu'elle sera refusée ».

Quant à la tension qui règne entre le Royaume-Uni et l'Union sur la réciprocité des échanges, les discussions sont toujours en cours entre les deux parties, d'après le porte-parole de la Commission européenne, Eric Mamer. Il n'a cependant pas confirmé la date du samedi 27 mars, évoquée par le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, à la fin du Conseil européen, pour la conclusion d'un accord entre les deux parties. 

Vendredi, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a jeté de l'huile sur le feu en accusant le Royaume-Uni de faire du chantage sur les doses de vaccins AstraZeneca. « On ne peut pas jouer comme cela un peu au chantage dans la mesure où on a voulu vacciner à tour de bras (pour) la première dose et on se trouve un peu handicapé pour la seconde », a-t-il déclaré sur France Info.

L'UE espère de son partenaire outre-Manche qu'il permette enfin l'exportation des doses produites sur son territoire. Le contrat d'achat anticipé passé entre AstraZeneca et l'UE prévoit la mobilisation de deux usines britanniques. (Léa Marchal)

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