La Commission européenne a autorisé, lundi 21 décembre, le projet de concentration entre les entreprises automobiles Fiat Chrysler Automobiles N.V. (‘FCA’ et Peugeot S.A. (‘PSA’). L'autorisation est subordonnée au respect intégral d'une série d'engagements proposés par les deux entreprises.
Pour Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive responsable de la Politique de concurrence, « l’accès à un marché concurrentiel des camionnettes utilitaires légères est important pour de nombreux indépendants et petites et moyennes entreprises dans toute l'Europe. Nous sommes en mesure d'autoriser la concentration entre Fiat Chrysler et Peugeot S.A., car leurs engagements faciliteront l'entrée et l'expansion sur le marché des camionnettes utilitaires légères. Sur les autres marchés où les deux constructeurs automobiles exercent actuellement leurs activités, la concurrence restera soutenue après la concentration ».
La Commission craignait que l'opération ne porte atteinte à la concurrence sur le marché des petits véhicules utilitaires légers dans neuf États membres de l'EEE (notamment la Belgique, la République tchèque et la France). L'acquisition aurait donc probablement entraîné une hausse des prix pour les clients.
Pour dissiper les craintes de la Commission, FCA et PSA ont offert les engagements suivants visant à favoriser l'entrée et l'expansion sur le marché : - une extension de l'accord de coopération actuellement en vigueur entre PSA et Toyota Motor Europe (Toyota) pour les petits véhicules utilitaires légers, en vertu duquel PSA produit les véhicules vendus par Toyota sous la marque Toyota principalement dans l'Union européenne ; - une modification des accords de réparation et d'entretien des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers en vigueur entre PSA, FCA et leurs réseaux de réparateurs afin de faciliter l'accès des concurrents aux réseaux de réparation et d'entretien de PSA et de FCA pour les véhicules utilitaires légers.
La première mesure corrective permettra à Toyota de concurrencer de manière effective l'entité issue de la concentration sur les marchés concernés à l'avenir. La deuxième mesure corrective aidera les nouveaux entrants à se développer et à être concurrentiels sur les marchés des véhicules utilitaires légers. (Lionel Changeur)