Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a salué, dans la soirée du 29 juillet, l’annonce, plus tôt dans la journée, du secrétaire d’État américain à la Défense, Mark Esper, de retirer 11 900 militaires d’Allemagne sur les 34 500 actuellement sur place.
Environ 2 000 soldats vont être repositionnés en Italie et en Belgique et 3 600 devraient être envoyés dans d’autres pays de l’Alliance, notamment, sous réserve d’un accord, en Pologne et dans les Pays baltes. Le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, déménagera à Mons, en Belgique, où se trouve le commandement de l'OTAN.
Alors que les premiers mouvements pourraient intervenir dans « quelques semaines », selon M. Esper, le président américain, Donald Trump, a laissé entendre que si l’Allemagne dépensait plus en matière de défense, il pourrait revoir ce plan.
Dans un communiqué, le secrétaire général de l’OTAN a précisé que les États-Unis avaient étroitement consulté tous les alliés de l’OTAN avant cette annonce.
Selon M. Stoltenberg, l’annonce américaine « souligne l'engagement continu des États-Unis envers l'OTAN et la sécurité européenne ».
Le secrétaire général a rappelé que la paix et la sécurité en Europe étaient importantes pour la sécurité et la prospérité de l'Amérique du Nord. « Comme nous sommes confrontés à un monde plus imprévisible, nous sommes plus forts et plus sûrs lorsque nous sommes unis », a-t-il souligné.
Interrogé sur cette annonce, le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Peter Stano, a expliqué que le SEAE regardait « avec intérêt » tous les développements qui affectent la sécurité de l'UE. (Camille-Cerise Gessant)