Les États membres de l'Union européenne ont fini par approuver, mardi 30 juin, par procédure écrite, la première liste européenne de pays tiers dont les citoyens seront autorisés à revenir dans l’UE pour des voyages non essentiels dès le 1er juillet (EUROPE 12516/1).
Elle reprend les pays suivants : Canada, Australie, Uruguay, Maroc, Tunisie, Algérie, Japon, Corée du Sud, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Thaïlande, Géorgie, Serbie et Monténégro. La Chine a été mise de côté en vertu de la réciprocité : ses résidents pourront se rendre à nouveau dans l’UE seulement si Pékin accepte à nouveau les voyageurs de l’UE sur le sol chinois.
Les États-Unis, le Brésil, la Russie ou la Turquie ne figurent pas sur cette première liste, le critère retenu étant d'afficher une moyenne d'infections par 100 000 habitants sur les deux dernières semaines proche ou en deçà de la moyenne européenne (16/100 000 actuellement).
L’accouchement de cette liste a été difficile : il a fallu concilier les intérêts économiques et diplomatiques et garantir la fiabilité des données. Cette liste reste indicative : un État membre pourra choisir de ne pas s’ouvrir à tous ces pays. Elle sera revue toutes les deux semaines. Des pays pourront y être ajoutés ou en être retirés. La liste a été approuvée à une large majorité (il fallait la majorité qualifiée).
La Pologne s'est abstenue pour des raisons d'analyse des données, mais n'est pas opposée au contenu de la liste.
L'Irlande, qui a une zone de voyage commune avec le Royaume-Uni, ne prend pas part à cette décision, car elle ne restreint déjà pas ces 15 pays tiers. Le Danemark non plus n'a pas pris part au vote, en vertu de ses 'opt out'. Mais Copenhague devra faire connaître ses intentions prochainement.
Lien vers la recommandation du Conseil de l'UE : https://bit.ly/3ii2PKg (Solenn Paulic)