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Bulletin Quotidien Europe N° 12497
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Aides d'État

Tous les voyants désormais au vert en vue de l’autorisation par l’UE du plan de sauvetage de Lufthansa

Le conseil de surveillance de la compagnie aérienne allemande Lufthansa a finalement accepté de se plier aux contreparties exigées par la Commission européenne en matière d’aides d’État. Après s’être opposé, il y a quelques jours, au plan de sauvetage le concernant, il a annoncé, lundi 1er juin, en avoir approuvé la nouvelle version.

L’entreprise craignait en effet de se voir affaiblie par les « concessions » conditionnant le plan de sauvetage en question. Selon le cadre temporaire pour les aides d'État, adopté par la Commission dans le contexte de la crise du nouveau coronavirus, l’UE est en effet en droit d’exiger des entreprises concernées des « concessions » lorsque le montant du dispositif d’aide dépasse les 250 millions d'euros. Il est question ici de 9 milliards d’euros.

Un accord a finalement été conclu, vendredi 29 mai, entre la Commission et le gouvernement allemand – et validé par Lufthansa : il s’agira pour la compagnie de céder à des concurrents jusqu'à 24 créneaux horaires de décollage et d'atterrissage (slots) dans les deux principaux aéroports allemands, Francfort et Munich.

Qu’en est-il alors de l’aide d’État de 7 milliards d’euros accordée à Air France-KLM ? Interrogée à ce sujet lors d’une interview accordée à la chaîne Bloomberg TV, lundi 1er juin, la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a expliqué que cette compagnie avait bénéficié d’un sauvetage « d’une autre nature ».

Dans le cas d’Air France-KLM, il s’agit en effet d’un prêt qui devra être remboursé. Le plan de sauvetage de la Lufthansa prévoit en revanche que l’État allemand injecte des capitaux propres dans l'entreprise, à hauteur de six milliards d’euros, en prenant une participation de 20%. Un prêt de trois milliards d’euros sera également octroyé au transporteur.

Va désormais se poser la question de l'attribution des créneaux cédés par Lufthansa : ils ne pourront être repris que par un concurrent européen n'ayant lui-même bénéficié d'aucune aide d'État substantielle en réponse à la pandémie. Une occasion en or pour les transporteurs à bas prix ! (Agathe Cherki)

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