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Bulletin Quotidien Europe N° 12463
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INSTITUTIONNEL / Parlement

Covid-19, plus de 150 eurodéputés se mobilisent pour protéger les droits de leurs assistants

Une initiative lancée la semaine dernière par l’eurodéputé István Ujhelyi (S&D, hongrois), consultée par EUROPE mardi 7 avril, a reçu ces derniers jours le soutien de près de 170 eurodéputés, tous groupes politiques confondus, afin de préserver les droits salariaux des assistants parlementaires rentrés dans leurs pays d’origine pour la durée du confinement dans le contexte de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Depuis le début de la propagation de la pandémie, le Parlement européen fonctionne au ralenti et la très grande majorité des fonctionnaires, assistants et eurodéputés travaillent en télétravail (EUROPE 12454/2). De nombreux assistants parlementaires accrédités sont, par conséquent, rentrés dans leur pays d’origine et ne peuvent pas revenir à Bruxelles en raison des restrictions de voyage appliquées à la suite de la pandémie.

Or, la situation quant à leurs conditions contractuelles est très floue, selon le message de l’eurodéputé : dans un premier temps, le Parlement a accepté le télétravail à 100% dans des lieux de résidence, puis, dans une autre communication, il a été demandé aux mêmes assistants de retourner immédiatement à Bruxelles. À la suite de quoi, indique l’eurodéputé, si les assistants ne pouvaient regagner la capitale belge, il a été décidé que leurs contrats seraient modifiés pour du travail à mi-temps ou pour un contrat d'assistant local. « Il y a des informations trompeuses sur d'éventuelles réductions de salaire et une couverture réduite sur l'assurance maladie », conclut l’eurodéputé dans son message.

Vendredi 3 avril, les services internes du PE ont clarifié la situation : les assistants rentrés dans leur pays d’origine ne pourront toucher que 75% de leur rémunération et l’indemnité d’expatriation ne leur sera pas accordée. Cela correspond à une perte sèche d’environ 40% du traitement, nous explique-t-on. « Ce n’est pas scandaleux, mais la forme est problématique, car de nombreux assistants parlementaires sont partis dans leur pays d’origine sans avoir été tenus au courant de ce traitement spécifique », ajoute notre source. (Pascal Hansens)

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