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Bulletin Quotidien Europe N° 12443
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ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Aucun pays européen ne peut rester indifférent face à la crise, souligne M. Erdogan

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a demandé, lundi 9 mars, lors d’une visite à Bruxelles, plus d’aide à son pays de la part de l’OTAN et de l’UE, concernant la situation en Syrie.

« La crise provenant de la Syrie, avec ses aspects sécuritaires et humanitaires, menace notre région et même toute l'Europe », a souligné M. Erdogan, lors d’un point presse avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. « Aucun pays européen n'a le luxe de rester indifférent aux conflits et à la tragédie humanitaire en Syrie », a-t-il ajouté.

Le président turc a rappelé qu'il fallait « augmenter plus que jamais (les) efforts concernant la question syrienne », rappelant que son pays attendait « un soutien concret de tous (ses) alliés dans la lutte que la Turquie mène seule ». Selon lui, l’OTAN, qui est à « une période critique », devrait « clairement manifester la solidarité de l’Alliance ».

En réponse, M. Stoltenberg a rappelé que l’Alliance allait continuer à soutenir la Turquie par une série de mesures, y compris des systèmes de missiles défensifs et une présence aérienne et navale. « Les Alliés sont également prêts à continuer à soutenir la Turquie et nous étudions ce que nous pourrions faire de plus », a-t-il expliqué. Selon l’envoyé spécial américain pour la Syrie, James Jeffrey, « tout est sur la table » en termes de soutien possible.

Si M. Erdogan n'a pas fait de déclaration à cet égard à l’issue du sommet avec les dirigeants européens (voir autre nouvelle), le même jour, le président du Conseil européen, Charles Michel, a précisé que la question de la sécurité dans la région, en particulier en Syrie, avait été évoquée. Selon lui, la réunion a été l’occasion de « mettre en exergue la préoccupation très grande que nous avons sur le plan humanitaire à Idlib, ainsi qu’à la frontière entre la Turquie et la Syrie, et la mobilisation possible de l'Union européenne pour tenter d'apporter du soutien sur ce terrain-là ». La semaine dernière, l’UE a annoncé une nouvelle aide de 170 millions d’euros pour la Syrie, dont 60 millions pour la région d’Idlib.

Par ailleurs, à Bruxelles, mardi 10 mars, M. Jeffrey a précisé que son pays travaillait avec l’UE et l’OTAN sur des mesures sécuritaires, humanitaires, économiques et diplomatiques qui pourraient être prises pour faire en sorte que le cessez-le-feu à Idlib devienne durable et pour aller vers une solution politique à la crise syrienne. « Pour l'instant, nous nous concentrons tout d'abord sur la catastrophe humanitaire, qui a provoqué l'exode de quelque trois millions et demi de réfugiés ou de personnes déplacées à l'intérieur du pays, dans environ la moitié de la province d'Idlib, beaucoup d'entre eux très proches de la frontière turque et qui risquent de traverser et de déstabiliser la Turquie et, peut-être, de se diriger vers l'Europe si le cessez-le-feu ne tient pas », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)

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