Dans un document d’information publié mardi 10 mars, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a appelé les États membres à intensifier leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les secteurs non couverts par le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (ETS), tels que les transports, les bâtiments, l’agriculture et la gestion des déchets.
Selon la décision européenne relative à la ‘répartition de l’effort’, les États membres doivent atteindre des objectifs annuels contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans ces secteurs pour les périodes 2013-2020 et 2021-2030.
S’ils sont atteints, ces objectifs donneront collectivement lieu à une réduction des émissions totales de l’UE dans les secteurs couverts d’environ 30% entre 2005 et 2030, estime la Commission européenne.
Or, selon le rapport de l’AEE, qui porte sur l’UE-27 et le Royaume-Uni, afin d’atteindre ce résultat, le rythme annuel de réduction des émissions doit presque doubler à partir de 2018, année des estimations des émissions de GES sur lesquelles le rapport est basé.
« En particulier, les importantes réductions d’émissions résultant des mesures prévues dans le secteur des transports doivent se concrétiser par des actions concrètes », souligne l’AEE.
Alors que le chauffage et le refroidissement des bâtiments résidentiels et commerciaux ont permis d’obtenir environ la moitié des réductions des émissions liées à la répartition de l’effort entre 2005 et 2018, les secteurs des transports et de l’agriculture ont enregistré des réductions d’émissions très limitées durant cette période. Or, ces deux secteurs couvrent ensemble environ la moitié de toutes les émissions liées aux secteurs non couverts par le système ETS.
Pour consulter le document de l’AEE (en anglais) : http://bit.ly/2v96hTB (Damien Genicot)