Le Conseil de l'UE a reconnu, jeudi 27 février, la pertinence du rapport de la Cour des comptes (18/2019) qui, le 20 novembre 2019, avait pointé des lacunes dans la surveillance de la qualité des inventaires annuels – nationaux et de l’UE - des émissions de gaz à effet de serre déclarées et dans la qualité des informations sur les réductions d’émissions prévues au niveau européen, sur la base des projections nationales.
Ce rapport, intitulé 'Les émissions de gaz à effet de serre de l’UE sont dûment déclarées, mais une meilleure connaissance de la situation est nécessaire dans la perspective de futures réductions', pointait notamment des faiblesses concernant le secteur 'Lulucf' et l’agriculture (EUROPE 12373/11).
Dans des conclusions adoptées sans débat, le Conseil se dit conscient de l’importance qu’il y a à maintenir des inventaires des émissions de gaz à effet de serre de l’UE de haute qualité et encourage la poursuite de la coopération entre la Commission et les États membres « afin d’améliorer encore la capacité à projeter l’effet des politiques menées sur les émissions futures ».
Il note que la Commission a entamé des discussions avec l’Agence européenne de l’Environnement (AEE) sur la manière de mieux intégrer les contrôles de l’inventaire Lulucf dans le processus de contrôle qui s'applique aux autres secteurs.
Il se dit conscient que le secteur Lulucf peut contribuer significativement à la réalisation des objectifs climatiques de long terme de l'UE et rappelle que le règlement sur la gouvernance de l'Union de l'énergie et de l'action pour le climat fournit un cadre intersectoriel couvrant notamment l'agriculture et le secteur Lulucf.
Le Conseil dit soutenir les efforts déployés par l’Organisation maritime internationale (OMI) en vue de la mise en œuvre rapide de sa stratégie initiale pour s’attaquer aux émissions du transport maritime international et assure qu’il suivra de près les progrès réalisés à l’OMI. (Aminata Niang)