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Bulletin Quotidien Europe N° 12400
INSTITUTIONNEL / Budget

Charles Michel et la Présidence croate du Conseil restent prudents sur le calendrier d’adoption du CFP 2021-2027

Le président du Conseil européen, Charles Michel, et le Premier ministre croate, Andrej Plenković, sont restés prudents, voire évasifs, jeudi 9 janvier à Zagreb, sur le moment le plus propice pour sceller un compromis entre États membres sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE.

Interrogé par la presse sur le fait de savoir si un Conseil européen extraordinaire CFP 2021-2027 serait convoqué en février, Charles Michel a indiqué que ce n’était pas dans son intention, aujourd’hui, de décider quand un éventuel Conseil européen serait nécessaire (EUROPE 12397/8). « Je compte indiquer, dans les prochaines semaines, quand il sera réaliste d’atteindre cette zone d’atterrissage » (compromis), a-t-il dit.

Andrej Plenković a déclaré : « Lorsque le moment sera propice, nous devrons faire preuve d’unité et tenter de trouver un compromis » sur ce dossier sensible.

Combler le vide du Brexit. M. Michel a une nouvelle fois rappelé le caractère sensible et complexe du dossier, sachant que le départ du Royaume-Uni de l’UE se traduira par un manque à gagner de 60 milliards d’euros en termes de contribution au budget de l’UE. « Ce sera difficile de combler ce vide », a-t-il reconnu. Il a souligné cependant le besoin d’arriver à un accord « le plus rapidement possible », car il est important, pour la Commission européenne, d’avoir une vue claire sur « les capacités que nous avons pour relever les différents défis » (Pacte vert européen, migration), a-t-il ajouté. 

Andrej Plenković a promis de faire tout son possible pour aider Charles Michel à trouver ce compromis.

M. Michel s’est montré « confiant » malgré le caractère sensible du dossier, car il a le sentiment qu’au niveau européen, il y a de plus en plus un « engagement fort » afin de réaliser des progrès. « Nous savons quels sont les priorités et les défis à relever et nous travaillerons intensément pour être en mesure de prendre des décisions ensemble », a-t-il conclu.

Andrej Plenković a souligné le besoin, pour son pays, que les négociations soient menées par Charles Michel, car ce « négociateur doit être neutre et devra défendre les intérêts du budget européen ». Il a rappelé que les pays de l’UE en 2014 ont bénéficié d’une part de l'enveloppe de 365 milliards d’euros prévue au total (sur sept ans) au titre de la politique de cohésion. « En tant que nouveau pays de l’UE, nous n’avons pas eu cela », a rappelé le Premier ministre croate. Il a ainsi défendu le besoin de « ne pas réduire le volume de l’enveloppe pour la politique de cohésion ».

La Croatie défend aussi le maintien au niveau actuel du budget agricole 2021-2027 et a critiqué la réduction, de 13 à 6 milliards d’euros, proposée par la Finlande dans le ‘cadre de négociation’ (Negotiating Box), des crédits du futur Fonds européen pour la défense.

M. Michel poursuit ses consultations avec les États membres de l’UE en vue d’évaluer le moment le plus propice pour tenter d'amener le Conseil européen à un accord sur le prochain CFP. (Lionel Changeur avec Camille-Cerise Gessant)

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