Vivement préoccupé par la tendance à la hausse de la faim dans le monde, le Conseil de l’UE a souligné, lundi 25 novembre, la nécessité d’accélérer l’action pour atteindre l’objectif universel de développement durable n°2 (ODD 2), à savoir éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes pour attendre zéro faim à l’horizon 2030.
C’est la raison pour laquelle il salue et soutient les recommandations du quatrième rapport d’avancement du plan d’action de l’UE sur la nutrition, qui vise notamment à réduire d’au moins 7 millions, d’ici 2025, le nombre d’enfants de moins de 5 ans présentant un retard de croissance.
Les conclusions adoptées sans débat par les ministres européens du Développement rappellent qu'actuellement, 149 millions d’enfants de moins de cinq ans présentent un retard de croissance et que 49 millions d’enfants du même âge restent en danger de mort pour cause de malnutrition.
Le Conseil se félicite que la Commission ait réalisé 87% de son engagement d’allouer 3,5 milliards € à la nutrition entre 2014 et 2020 et demande instamment que des efforts constants soient déployés pour atteindre l'objectif.
Le Conseil note que 4,9 millions d'enfants auront échappé à un retard de croissance d'ici à 2025 dans les pays qui accordent la priorité à la nutrition, ce qui représente un progrès louable vers l'objectif consistant à réduire d'au moins 7 millions le nombre de cas de retard de croissance d'ici à 2025.
Pour renforcer la conception des programmes, le Conseil souligne qu'il est urgent d'accélérer la réduction du retard de croissance en renforçant les mesures multisectorielles.
Il estime qu'il est important aussi d'intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes et l'émancipation des femmes dans la conception et la mise en œuvre des programmes en matière de nutrition.
Le Conseil préconise de développer une approche plus stratégique pour développer les capacités nutritionnelles des institutions nationales et des partenaires chargés de la mise en œuvre. (Aminata Niang)