La présidente élue, Ursula von der Leyen, a validé, à la suite d’une entrevue, lundi 28 octobre (EUROPE 12357/9), la candidature des deux nouveaux candidats commissaires français et hongrois, respectivement Thierry Breton et Olivér Várhelyi.
« Ce que je peux confirmer, au nom de l'équipe de transition, c'est qu'Ursula von der Leyen a interviewé hier les deux candidats à la fonction de commissaire de la Hongrie et de la France et qu'elle a confirmé l'aptitude et les compétences de ces candidats à exercer les fonctions de commissaire », a déclaré, mardi 29 octobre, la porte-parole de la Commission sortante, Mina Andreeva, se référant à l'article 17§3 du traité de l’Union européenne définissant le mandat des commissaires. « Et (Mme von der Leyen) a informé le Conseil en conséquence ».
Mina Andreeva a en outre confirmé que le portefeuille destiné au candidat commissaire français resterait inchangé. À ce titre, M. Breton a fait des « offres ambitieuses pour éviter d’éventuels conflits d’intérêts », a fait savoir la porte-parole de la Commission. Selon l’Agence France Presse, le Français se serait en effet engagé à céder l’intégralité de ses actions (l’équivalent de 34 millions d’euros), notamment celles du groupe Atos, dont il est le PDG, si sa nomination est confirmée par le Parlement européen.
Mme Andreeva a ajouté que la présidente élue avait fait parvenir une lettre au gouvernement roumain pour qu’il présente au plus vite un nouveau candidat. En réaction, la Première ministre sortante, la sociale-démocrate Viorica Dăncilă, a annoncé mardi qu'elle allait proposer à la candidature de Victor Negrescu, ex-ministre des Affaires européennes. Cette démarche a aussitôt été qualifiée d'« irresponsable » par le président de centre droit, Klaus Iohannis, qui l'a sommée d'arrêter toute démarche. Le libéral Ludovic Orban a pour sa part annoncé qu'il désignerait le futur commissaire candidat roumain dès que son gouvernement serait installée, peut-être lundi 4 novembre après un vote d'investiture du Parlement national.
Concernant l'extension des portefeuilles roumains et hongrois, la porte-parole de la Commission a semblé dire qu’elle pouvait encore connaître des modifications.
Les candidats hongrois et français pourraient être entendus par la commission 'affaires juridiques’ du Parlement européen, le 6 ou le 7 novembre, même si la date reste à confirmer. La candidature du Français, bien que faisant débat à gauche au Parlement européen, suscite plus de consensus que celle de Mme Goulard dans les rangs du PPE (EUROPE 12358/2). (Pascal Hansens)