La Commission européenne a ouvert, mardi 29 octobre, une enquête approfondie afin de déterminer si diverses mesures de financement (21 millions d'euros) prises par des entités publiques hongroises en faveur de Malév Ground Handling (‘Malév GH’) constituent des aides d'État et si elles respectent les règles de l'UE en matière d'aides aux entreprises en difficulté.
Selon la Commission, cinq mesures prises en faveur de Malév GH (prêts, augmentations de capital, conversion de dettes en capitaux propres) peuvent constituer des aides d'État au sens des règles de l'UE. Elle craint que ces mesures aient conféré à l'entreprise « un avantage concurrentiel indu par rapport à d'autres opérateurs d'assistance en escale à l'aéroport de Budapest, en violation des règles de l'UE en matière d'aides d'État ».
Malév GH est une ancienne filiale de Malév, la compagnie aérienne hongroise en faillite. La société est détenue par l'agence chargée de la gestion des actifs de l'État hongrois MNV Zrt. (‘MNV’). MNV, ainsi qu'une autre entreprise d'État dénommée Tiszavíz et la banque hongroise de développement, Magyar Fejleszesti Bank, ont pris une série de mesures de financement en faveur de l'entreprise depuis 2012. En août 2017, Budport a déposé une plainte auprès de la Commission, alléguant que divers apports de capitaux, annulations de dettes et prêts accordés à Malév constituaient des aides d'État, ce qui n'est pas compatible avec les règles applicables de l'UE. (Lionel Changeur)