Le commissaire à l'Union de la sécurité, Julian King, a publié, le 28 octobre, une tribune libre dans le Guardian, dans laquelle il rappelle que certains acteurs pourraient être exclus du déploiement de la 5G. La veille, le Sunday Times laissait pourtant entendre que le Royaume-Uni allait autoriser les équipements fournis par le géant chinois Huawei, qui cristallise les tensions.
Selon l'hebdomadaire britannique, Boris Johnson serait sur le point d'autoriser le déploiement d'équipements de télécommunications Huawei au sein de son réseau 5G. Plus précisément, le fournisseur chinois pourrait accéder aux parties « non litigieuses » du réseau. Cette rumeur vient confirmer une décision préliminaire prise sous le gouvernement May et dont la publication dans la presse avait conduit au départ du ministre de la Défense de l'époque, Gavin Williamson (EUROPE 12246/12).
Dans une tribune intitulée 'Le réseau 5G européen sera sécurisé - si nous travaillons ensemble', datée du 28 octobre, Julian King a rappelé qu'il y avait actuellement une discussion sur les normes techniques pour les opérateurs. Celles-ci « pourraient inclure des restrictions d'accès à des tiers, une authentification renforcée, une utilisation plus large du chiffrement et des mesures renforcées visant des parties spécifiques du réseau ». Et d'ajouter : « Bien que nous ne ciblions pas spécifiquement une entreprise en particulier, nous avons toujours dit que, lors de la prochaine étape des travaux, nous pourrions constater que certains produits, services ou fournisseurs soulèvent des problèmes très difficiles à atténuer ». (Sophie Petitjean)