La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Maja Kocijancic, a mis en garde, lundi 7 octobre, contre une intervention turque dans le nord de la Syrie.
Les forces américaines ont commencé, le même jour, à se retirer de certaines zones syriennes proches de la frontière turque, laissant la porte ouverte à une offensive turque, qualifiée « d’imminente » par le président Recep Tayyip Erdogan.
« À la lumière des déclarations faites par la Turquie et les États-Unis sur l'évolution de la situation dans le nord-est de la Syrie (...), aucune solution durable ne sera trouvée par des moyens militaires, elle nécessite une véritable transition politique », a souligné Mme Kocijancic devant les médias, tout en reconnaissant les préoccupations légitimes de la Turquie en matière de sécurité.
« La reprise des hostilités dans le nord-est de la Syrie exacerbera les souffrances des civils et les déplacements de population et risquera également de saper les efforts politiques actuels », a-t-elle mis en garde. Elle a exhorté les garants d’Astana, dont la Turquie, à assurer la cessation des hostilités, la protection des civils et l'accès humanitaire à l'ensemble du territoire national.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE discuteront, lundi 14 octobre, lors de leur Conseil à Luxembourg, de la situation en Syrie, en présidence de l’envoyé spécial de l’ONU, Geir Pedersen. (Camille-Cerise Gessant)