Les négociations visant à approfondir l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’UE et cinq pays sur les 11 que compte la région d’Afrique orientale et australe (ESA) du groupe ACP ont été lancées, mercredi 2 octobre, à Maurice, a annoncé la Commission européenne le même jour.
Sont concernés, les Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles et le Zimbabwe, qui sont prêts à aller au-delà des seuls échanges de biens auxquels se limite l’APE actuel.
Cet APE, conclu à la fin 2007, est appliqué à titre provisoire par Madagascar, Maurice, les Seychelles et le Zimbabwe depuis le 14 mai 2012 et par les Comores depuis février 2019. La Zambie, qui avait conclu l’accord intérimaire, ne l’a jamais ratifié. « L'approfondissement de l'accord actuel placera notre partenariat à un autre niveau. Il permettra de stimuler les échanges bilatéraux et les flux d'investissements et contribuera à la création d'emplois et à la poursuite de la croissance économique dans nos régions respectives tout en favorisant le développement durable », affirme la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, dans un communiqué.
L’UE a accepté de fournir une aide financière pour la mise en place d'un mécanisme de coordination dans le cadre de l'APE afin de garantir une bonne coordination et un soutien technique adéquat aux cinq pays concernés pour qu'ils puissent participer efficacement au processus de négociation.
Les pays d'Afrique orientale et australe exportent principalement vers l’UE des produits de base (sucre, café, poisson, tabac, cuivre et pétrole brut). Tandis que l’UE exporte vers la région des produits manufacturés (machines et appareils mécaniques, équipements, véhicules et produits pharmaceutiques).
Les APE sont des accords de libéralisation progressive et asymétrique des échanges censés être des outils de développement. (Aminata Niang)