L’annonce de la notification en tant que 'projet important d’intérêt européen commun' (PIIEC) du projet porté par la France dans le cadre de l’Alliance européenne de la batterie, pourrait avoir lieu à la fin de la semaine prochaine, jeudi 3 ou vendredi 4 octobre, selon des informations recueillies par EUROPE, jeudi 26 septembre.
Concrètement, cela signifie que, étant reconnu comme PIIEC, le projet coordonné par la France, qui s’inscrit dans une volonté de développer une chaîne de valeur européenne dans le secteur de la batterie, allant de l’extraction des matières rares au recyclage des batteries (EUROPE 12245/13), pourra recevoir des aides d’États sans crainte de sanctions de la Commission européenne.
« Je tiens à rendre hommage à l'excellent travail de coordination de la France. Et j'espère que nous aurons une annonce concrète très bientôt », s’est réjoui Maroš Šefčovič, le vice-président de la Commission chargé de l’Union de l’énergie, lors d’une conférence de presse dans l’après-midi.
Ce premier PIIEC, qui réunit sept États membres (France, Allemagne, Pologne, Italie, Finlande, Belgique, Suède) et 18 entreprises, devrait conduire à la mise sur pied d’une première usine pilote en 2020, en Aquitaine, et d’une première usine de production de masse en 2022, en France également. La première entraînerait la création de 200 emplois et la seconde, entre 2000 et 3000.
Un second projet, coordonné par l’Allemagne cette fois, visant également à mettre sur pied des champions européens dans le secteur de la batterie, attend toujours, quant à lui, sa notification en tant que PIIEC et devrait voir le jour en 2024. (Damien Genicot - stage)