Maire de Paris, plusieurs fois ministre et Premier ministre, député européen et président de la République française de 1995 à 2007, Jacques Chirac s’est éteint, jeudi 26 septembre, à l’âge de 86 ans. Tout au long de la journée, les hommages se sont multipliés pour saluer sa mémoire et son engagement européen.
Sur Twitter, la présidente élue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite profondément attristée par le décès de celui qu'elle considère comme « un grand dirigeant, un grand Européen et un homme qui a inspiré toute une génération ». « Nous devons nous efforcer d’honorer son héritage en construisant une Union plus forte et plus unie », a-t-elle déclaré.
« Nous étions ensemble pour la naissance de l'euro. Je me souviens des nuits interminables à travailler ensemble sur le futur de l'Europe pendant la Conférence de Nice. Il était un Européen pragmatique, qui a toujours su défendre une certaine idée de l'Europe. Il avait défendu le ‘oui’ au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et soutenu le grand élargissement de 2004 », se souvient le président de la Commission européenne en exercice, Jean-Claude Juncker, dans un communiqué.
Comme le président Juncker, les dirigeants européens qui lui ont rendu hommage se souviennent surtout de son ‘non’ en 2003 à la guerre en Irak, de son discours au Vélodrome d’Hiver en 1995, qui appelait à savoir tirer les leçons de l’Histoire ou encore de son engagement en faveur de la lutte contre le changement climatique.
« La France et l'Europe perdent une figure majeure », a regretté le président élu du Conseil européen et Premier ministre belge, Charles Michel. Aux yeux du Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, il était un « champion convaincu de l’intégration européenne », tandis que, pour la chancelière allemande, Angela Merkel, il était avant tout « un partenaire et un ami hors pair » pour l’Allemagne. De son côté, le président russe, Vladimir Poutine, a salué un « dirigeant sage et visionnaire ». (Marion Fontana)