Après l’avoir fait à titre personnel (EUROPE 12334/24), la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a salué au nom des Vingt-huit, jeudi 26 septembre, l’annonce du Secrétaire général des Nations Unies concernant un accord sur la formation d'un comité constitutionnel syrien.
« L'UE attend avec intérêt la réunion inaugurale du comité dès que possible et suivra ensuite de très près l'évolution de la situation. Il s'agit d'un pas en avant certain et certainement plein de potentiel », soulignent les Vingt-huit, dans une déclaration commune. Ils se disent prêts et disposés à soutenir le processus de paix en cours, en étroite coopération et coordination avec l'envoyé spécial des Nations unies, Geir Pedersen.
Les Européens n’en oublient pas pour autant que le conflit se poursuit, notamment à Idlib. La déclaration souligne donc « la nécessité urgente d'une évolution positive parallèlement aux travaux au sein du comité ». « Les parties doivent prendre des mesures de confiance ; elles doivent garantir l'accès humanitaire et le plein respect du droit international humanitaire ; et surtout, un cessez-le-feu complet et durable doit être déclaré dans toute la Syrie », estiment les États membres. Selon eux, ces mesures, en plus d'être importantes en elles-mêmes, contribueront à créer l'atmosphère positive nécessaire au succès des négociations entre les parties syriennes.
Mme Mogherini rappelle aussi qu’il importe de garantir des conditions propices au retour sûr, volontaire et dans la dignité des réfugiés et des personnes déplacées. « L’UE sera prête à aider à la reconstruction de la Syrie lorsqu'une transition politique globale, véritable et inclusive, dans le cadre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et du processus de Genève, sera fermement engagée », préviennent une nouvelle fois les Européens. (Camille-Cerise Gessant)