login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12319
Sommaire Publication complète Par article 14 / 20
ACTION EXTÉRIEURE / Asie

Le Premier ministre de l’Azad Cachemire demande à l’UE d’agir

Le Premier ministre de l’Azad Cachemire – le Cachemire pakistanais - a appelé, lundi 2 septembre, l’UE à intervenir afin que la situation au Cachemire s’apaise.

Début août, l’Inde a révoqué l’autonomie de la partie du Cachemire qu’elle contrôle, imposé un couvre-feu et un blocage des communications.

« J’appelle toutes les forces démocratiques, spécialement l’UE et les États-Unis, à se manifester et à nous aider à résoudre cette question entre l’Inde et le Pakistan. Cette question peut être discutée et résolue pacifiquement, selon le souhait du peuple du Cachemire », a souhaité Muhammad Farooq Haider Khan lors d’une conférence sur le Cachemire au Press Club, à Bruxelles. Il a souligné que la voix des Cachemiris devait être entendue et a émis le souhait qu’ils puissent décider de leur propre avenir.

« L’Inde devrait être forcée à lever ces sanctions contre le peuple du Cachemire, 9 millions de personnes vivent dans une prison à ciel ouvert », a-t-il dénoncé, estimant que de nombreux jeunes qui manifestaient avaient été arrêtés et emprisonnés, que les forces indiennes et l’armée avaient fait preuve de violence et que les médicaments manquaient.

Deux députés européens britanniques du groupe Renew Europe - Philip Bennion et Shaffaq Mohammed - ont soutenu son appel, exhortant l’UE à faire pression sur l’Inde, en profitant notamment des négociations en cours sur un accord de libre-échange.

M. Bennion a souhaité que l’UE utilise son influence aux Nations Unies pour faire pression sur l’Inde, afin que celle-ci retourne à la table des négociations avec le Pakistan. « Il faut utiliser toutes les pressions possibles pour ramener l’Inde à la table » des discussions, a-t-il insisté. « Si cela rate, nous aurons à réfléchir à des mesures à prendre », a-t-il prévenu, estimant que cela pourrait porter sur les négociations commerciales, avec l’introduction de dispositions en matière de droits de l’homme dans l’accord. « Nous ne sommes pas une superpuissance militaire, mais économique. Nous devrions utiliser cela dans ce type de situation », a-t-il expliqué, soutenu par M. Mohammed. Selon ce dernier, la pression de l’Occident, de l’UE et des États membres est importante. « Nous sommes un énorme marché (pour l’Inde) », a rappelé l'eurodéputé.

Plus tôt dans la journée, la commission des Affaires étrangères du Parlement européen avait rencontré, à huis clos, Gunnar Wiegand, le directeur général pour l’Asie et le Pacifique au SEAE, pour discuter du Cachemire. Selon M. Bennion, qui a participé au débat, un consensus entre les groupes politiques – hormis l’extrême droite – s'est dégagé sur la nécessité de faire pression sur l'ONU pour qu’elle joue un rôle de médiateur ou, du moins, qu'une partie neutre joue ce rôle. « Nous voulons le retour au statu quo, la levée du couvre-feu, le retour de la liberté des médias. Il y a un consensus là-dessus », a-t-il expliqué. 

M. Mohammed, pour sa part, a expliqué qu’il préparait une résolution d’urgence au PE sur le sujet. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
BRÈVES