Le Parlement demande à l'Union européenne d'adopter de nouvelles sanctions ciblées à l'encontre des représentants d'autorités publiques vénézuéliennes responsables de violations des droits de l'homme envers la population, dans une résolution adoptée jeudi 18 juillet (EUROPE 12298/13).
Le PE « invite le Conseil à prononcer des sanctions supplémentaires visant les autorités de facto responsables des violations des droits de l’homme et de la répression (et) estime que les autorités de l’Union doivent restreindre les mouvements de ces personnes et de leurs plus proches parents, geler leurs avoirs et suspendre leurs visas », indique la résolution dont le projet concocté par les groupes PPE, S&D, Renew Europe et CRE n'a pas été modifié lors du vote en plénière.
Dans un communiqué, Dita Charanzová (RE, tchèque) s'est félicitée du « message clair » envoyé par l'assemblée au régime Maduro et a demandé que les sanctions temporaires de l'UE, qui visent actuellement 18 dirigeants vénézuéliens jusqu'à mi-novembre (EUROPE 12131/33), soient étendues à la compagnie pétrolière étatique PDVSA.
Dans un autre communiqué, le socialiste espagnol Javier López Fernández soutient le dialogue initié entre le régime Maduro et l'opposition politique qui doit, selon lui, conduire à des « élections libres et justes ». Mais, contrairement à la résolution du PE, il ne précise pas qu'il devrait s'agir d'élections présidentielles, l'UE ne reconnaissant pas le deuxième mandat présidentiel de Nicolás Maduro.
Voir la résolution : http://bit.ly/2xTAZy4 (Mathieu Bion)