Si aucune liste restreinte de noms n'aurait encore été établie, les discussions informelles des ministres des Finances français, allemand, italien et britannique, en marge du G7, sur la succession de la Française Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international (FMI) ont permis de dégager un processus et un calendrier.
Les ministres ont en effet missionné la France - qui tient actuellement la Présidence du G7 - pour mener les pourparlers avec tous les pays de l’UE afin d’arriver à un consensus sur une candidature unique (EUROPE 12298/28). « La France va continuer de coordonner ces efforts afin que nous parvenions à une candidature de consensus, je l'espère, d'ici la fin du mois de juillet », a déclaré, jeudi 18 juillet en conférence de presse, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire.
Rappelant qu’il n’était pas lui-même candidat au poste, le ministre a indiqué que son objectif était de « parvenir à une candidature européenne de consensus, qui soit une candidature solide, crédible et qui permette à l’Europe de continuer de diriger le FMI ».
Interrogé en conférence de presse sur le soutien d’un candidat européen par les États-Unis, le Secrétaire américain du Trésor, Steven Mnuchin, a rappelé l’accord informel qui donne traditionnellement la Présidence de la Banque Mondiale à son pays et la Présidence du FMI à l’UE.
Ce faisant, il a assuré que, comme par le passé, les États-Unis travailleront en étroite collaboration avec les Européens sur ce sujet, espérant une nomination « aussi rapidement que possible ». (Marion Fontana)