Lundi 15 juillet, l’ONG Oceana a révélé, en analysant des données satellites, que des navires de pêche ont opéré pendant 28 000 heures dans des zones protégées pourtant interdites à la pêche en Méditerranée.
Les conclusions de cette analyse seront présentées lors de la réunion de la commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) qui se tient cette semaine à Tirana, en Albanie. L'analyse est basée sur l'algorithme de détection de la pêche de Global Fishing Watch et a examiné des données couvrant l'ensemble de 2018.
Les cas les plus préoccupants concernent plus de 14 000 heures de pêche apparente menées par 56 chalutiers de fond dans trois zones de pêche restreinte du détroit de Sicile. Depuis 2017, le chalutage est interdit dans ces zones qui servent de pépinières aux jeunes merlus et aux crevettes roses de profondeur.
Des opérations de pêche non autorisées ont également été observées dans les eaux de plusieurs pays méditerranéens, notamment la Libye (4 400 heures), la Tunisie (1 900 heures), la Syrie (80 heures), l'Albanie (780 heures), le Monténégro (1 800 heures) et l'Égypte (390 heures). Oceana n’a pas été en mesure de vérifier si ces activités étaient légales ou non, en raison du manque de transparence des accords d’accès entre pays. (Lionel Changeur)