Plusieurs ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont soutenu, lundi 15 juillet, le développement et la mise à disposition de pesticides à faibles risques pour traiter les cultures.
La Commission européenne a présenté son rapport sur l'état d'avancement du plan d’action visant à accroître la disponibilité de produits phytosanitaires à faibles risques. Le rapport souligne que, depuis 2016, des progrès ont été réalisés dans la transition vers le recours, par les agriculteurs de l'UE, à des pratiques phytosanitaires plus durables. Toutefois, certains États membres doivent intensifier leurs efforts pour privilégier des produits à faibles risques.
Pour la Pologne, il faut trouver des produits qui présentent moins de risques et peut-être réfléchir à la possibilité de réautoriser certaines substances à bas risques. « Il y a encore beaucoup de pain sur la planche », ont lancé les Pays-Bas. L’Espagne souhaite réduire l’impact de ces produits sur la santé et l’environnement. Il faut, selon elle, mettre à disposition des agriculteurs des produits à risques peu élevés.
Pour la Grèce, il faut des règles plus souples pour favoriser l’utilisation des pesticides à faibles risques. Le Danemark a estimé qu’il fallait offrir aux agriculteurs davantage de solutions de rechange. La France mise sur le développement du ‘biocontrôle’ et a demandé une modification de la législation pour accélérer la disponibilité de ces produits. (Lionel Changeur)