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Bulletin Quotidien Europe N° 12296
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Certains États membres font un lien entre l'avenir du secteur du sucre et les concessions accordées au Mercosur 

Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE se sont montrés divisés, lundi 15 juillet, sur les mesures à prendre pour aider le secteur du sucre après la fin des quotas de production en 2017. Certains pays ont fait un lien entre le secteur du sucre et le résultat des négociations sur l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur (voir autres nouvelles).

Le Conseil Agriculture a confirmé les positions des experts des États membres ayant participé à la rédaction des recommandations du groupe à haut niveau sur le sucre (EUROPE 12295/8).

Le commissaire à l’Agriculture, Phil Hogan, a rappelé que les recommandations de ce groupe émanaient des États membres et a précisé que trois des recommandations seulement sont adressées à la Commission (sur les aides couplées, les autorisations d’urgence pour les néonicotinoïdes et les pratiques commerciales).

Le groupe à haut niveau sur le sucre a examiné divers sujets et s’est montré partagé sur le soutien couplé facultatif et le recours à des autorisations d’urgence pour les néonicotinoïdes.

Lors du Conseil, plusieurs ministres (dont ceux d'Italie, d'Espagne, de Roumanie, de la République tchèque et de Slovénie) ont défendu les soutiens couplés pour la betterave, tandis que l’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark ont dénoncé les effets négatifs de ces aides couplées (distorsion de concurrence).

Les autorisations d’urgence pour l’emploi de néonicotinoïdes ont été défendues par plusieurs États membres (Belgique, République tchèque, Finlande, Pologne, Espagne, Roumanie), alors que la France, les Pays-Bas et l’Allemagne, notamment, ont demandé à mettre en œuvre leur interdiction.

Commerce. L’Espagne a demandé de surveiller les relations avec les pays tiers, y compris l’Inde. Le Portugal a estimé que la libéralisation des échanges a été incomplète et asymétrique (car seul le marché de la betterave a été libéralisé et pas celui de la canne à sucre). Le Portugal a fait un lien avec les concessions sur le sucre offertes aux pays du Mercosur. La Belgique, la Roumanie (les concessions offertes sur le sucre ne sont pas acceptables), la France et la Slovénie ont aussi fait ce lien avec les concessions accordées par l’UE aux pays du Mercosur.

Quelques délégations ont demandé de renforcer la transparence, comme l’Allemagne, l’Italie (au moment où les prix sont déterminés) et le Danemark (mais il ne faudrait pas revenir à un exercice rigide de ‘reporting’ comme à l’époque des quotas). (Lionel Changeur)

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