La poursuite des travaux des quatre principaux groupes politiques - PPE, S&D, Renew Europe, Verts/ALE - visant à élaborer un agenda stratégique du Parlement européen pour les cinq prochaines années est une énigme (EUROPE 12288/2).
Pour la première fois après les nominations en paquet opérées par le Conseil européen (EUROPE 12287/1), les présidents de ces groupes se sont réunis spécifiquement, mardi 9 juillet. Mais aucune orientation claire ne semble en être sortie.
« C'est gelé. Mais personne ne veut le dire ni en sortir », a indiqué une source parlementaire. « Ce n'est pas clair sur les groupes de travail », a dit une deuxième source issue d'une autre famille politique. Mais, pour une troisième source issue d'un troisième groupe politique, « les négociations continuent ».
Aucune date pour la reprise des travaux ne paraît cependant avoir été arrêtée, alors que l'objectif auparavant fixé était d'aboutir sur un programme partagé d'ici au vendredi 12 juillet.
Le groupe S&D a continué à plancher en interne sur ses propres priorités politiques qu'il soumettra, ce mercredi 10 juillet, à la candidate désignée à la présidence de la Commission européenne, la chrétienne-démocrate allemande Ursula von der Leyen. Les sociaux-démocrates souhaitent une révision du Pacte de stabilité et de croissance, pour qu'il soit plus durable d'un point de vue social et écologique, des mesures ambitieuses sur la taxation effective des entreprises et l'harmonisation de l'impôt sur les sociétés (ACCIS) et une concrétisation du socle social.
Ce n'est qu'à l'issue de cette entrevue avec Mme von der Leyen et des engagements que celle-ci pourrait prendre que le groupe S&D définira sa position en vue de l'élection de la candidate désignée, qui serait déplacée du mardi 16 au mercredi 17 juillet. (Mathieu Bion)