La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé, mardi 9 juillet, soit quatre ans jour pour jour après la 'répression 709', à la libération immédiate de tous les avocats et militants des droits de l’homme encore emprisonnés.
Dans un communiqué, la porte-parole a également demandé aux autorités chinoises de lever les restrictions qui pèsent sur ceux qui ont été libérés et de libérer tous les autres avocats et militants juridiques détenus ou persécutés par les autorités pour leur travail avant et depuis cette répression.
De plus, selon la porte-parole, dans de nombreux procès qui ont suivi la 'répression 709', les accusés se sont vus refuser une défense adéquate, « en violation du droit international », et les audiences ont été effectués à huis clos. « Des informations détaillées et crédibles font également état de mauvais traitements pendant la détention et donnent à penser que plusieurs aveux ont été extorqués de force », a dénoncé la porte-parole.
La 'répression 709' est une opération policière d’envergure qui, en juillet 2015, avait conduit à l’arrestation de 300 avocats, juristes et défenseurs des droits de l’homme.
Plus généralement, l’UE attend de la Chine qu'elle respecte ses obligations en vertu du droit international, y compris la Déclaration universelle des droits de l'homme, et qu'elle respecte les droits de tous les citoyens garantis par la Constitution chinoise. (Camille-Cerise Gessant)